Tu envisages un contrat à 24 heures par semaine ou tu veux simplement savoir ce que ça représente concrètement en euros ? Que tu sois étudiant, en reconversion ou en cumul d’activités, cette question revient souvent : combien vais-je gagner chaque mois avec 24h/semaine ?
Simulateur de salaire 24h/semaine
Entre ton taux horaire brut et on calcule ton salaire mensuel brut + un net estimé (≈ -20,8%).
Ce qu'il faut retenir
- En 2026, un contrat de 24h/semaine au SMIC = 1 250,08 € brut / ~990 € net par mois, soit ~11 875 € net/an
- Le taux horaire reste identique à celui d'un temps plein — seules les heures changent
- Tu gardes les mêmes droits fondamentaux qu'à temps plein (congés, protection sociale, formation)
- Tu valides tes 4 trimestres de retraite chaque année, mais ton niveau de pension futur sera impacté sur le long terme
- La prime d'activité, les APL et le cumul ARE peuvent significativement améliorer ton budget réel
- Vérifie ta convention collective — tu peux toucher plus que le SMIC légal sans le savoir
Le calcul étape par étape du salaire pour 24h par semaine
Travailler 24 heures par semaine, c'est souvent un choix stratégique — cumuler avec une autre activité, trouver un meilleur équilibre pro/perso, ou simplement une contrainte du marché. Concrètement, quel salaire touche-t-on ?
En 2026, le SMIC horaire brut est fixé à 12,02 €. La formule :
- Heures mensuelles = (24 × 52) ÷ 12 = 104 heures
- Salaire brut = 104 × 12,02 € = 1 250,08 €
- Cotisations sociales ≈ 20,8 % pour un salarié non cadre
- Salaire net estimé = 1 250,08 € × (1 − 0,208) ≈ 990 €
Ce calcul est une base. Il peut varier selon ton statut, ton contrat ou ta convention collective — mais il te donne une estimation réaliste du salaire pour 24h/semaine au SMIC 2026.
Et sur l'année ? Ça représente 15 000,96 € brut annuel, soit environ 11 875 € net. À titre de comparaison, un temps plein au SMIC donne 21 876 € brut annuel (~17 317 € net).
Comparatif : 20h, 22h, 24h, 26h, 28h et 30h/semaine
Tu hésites entre plusieurs volumes horaires ? Voici l'impact concret sur ton salaire, sur la base du SMIC 2026 à 12,02 €/h :
| Durée hebdo | Heures/mois | Salaire brut mensuel | Salaire net estimé | Salaire net annuel |
|---|---|---|---|---|
| 20 h | 86,7 h | 1 041,73 € | ~824 € | ~9 888 € |
| 22 h | 95,3 h | 1 145,90 € | ~907 € | ~10 884 € |
| 24 h | 104 h | 1 250,08 € | ~990 € | ~11 875 € |
| 26 h | 112,7 h | 1 354,25 € | ~1 072 € | ~12 864 € |
| 28 h | 121,3 h | 1 458,43 € | ~1 154 € | ~13 848 € |
| 30 h | 130 h | 1 562,60 € | ~1 237 € | ~14 840 € |
👉 Chaque heure supplémentaire par semaine représente environ 83 € brut de plus par mois. Sur un petit budget, ça compte.
Tes droits en tant que salarié à 24h/semaine
Travailler à temps partiel, ce n'est pas travailler à moitié en matière de droits. Un contrat 24h/semaine ouvre les mêmes protections fondamentales qu'un temps plein.
- Contrat écrit obligatoire, mentionnant durée hebdomadaire, rémunération et horaires
- Congés payés identiques : 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 5 semaines/an
- Accès à la formation professionnelle et au CPF
- Mutuelle d'entreprise, sauf dérogation explicite
- Priorité d'accès aux postes à temps plein disponibles dans l'entreprise, sur demande
Les heures complémentaires : comment ça marche ?
En tant que salarié à temps partiel, tu peux effectuer des heures complémentaires (et non supplémentaires). Pour un contrat à 24h/semaine :
- Plafond légal : 10% de la durée contractuelle, soit 2h24 supplémentaires/semaine (max ~26h24)
- Avec accord de branche : ce plafond peut monter à 33%, soit jusqu'à 32h/semaine
- Majoration : +10% sur les premières heures complémentaires, puis +25% au-delà du 1/10e du contrat
Exemple concret : tu travailles 4 heures complémentaires dans la semaine au SMIC (12,02€/h).
- Les 2 premières heures (jusqu'au seuil de 1/10e) : 2 × 12,02 × 1,10 = 26,44 €
- Les 2 heures suivantes (au-delà du seuil) : 2 × 12,02 × 1,25 = 30,05 €
- Total : 56,49 € pour ces 4 heures, contre 48,08 € sans majoration

SMIC ou convention collective : lequel s'applique ?
Le SMIC, c'est un plancher légal. Mais dans de nombreux secteurs, la convention collective prévoit un taux horaire minimum plus élevé — et c'est ce taux qui prime alors.
Quelques exemples concrets pour un contrat à 24h/semaine :
| Secteur | Taux horaire minimum approx. | Salaire brut mensuel estimé (24h) |
|---|---|---|
| SMIC légal | 12,02 € | 1 250,08 € |
| Hôtellerie-restauration | ~12,20 € | ~1 268 € |
| Grande distribution | ~12,10 € | ~1 258 € |
| Transport routier | ~12,50 € | ~1 300 € |
| Bâtiment (ouvrier) | ~12,40 € | ~1 290 € |
💡 Pour savoir quelle convention s'applique à ton poste, regarde ton contrat de travail ou ta fiche de paie — le code IDCC y est mentionné. Une différence de quelques dizaines d'euros par mois, ça compte sur un revenu modeste.
Cas des moins de 18 ans
Tu es mineur ? Le SMIC ne s'applique pas de la même façon. En 2026 :
- Moins de 17 ans : minimum 80% du SMIC, soit 9,62 €/h brut
- Entre 17 et 18 ans : minimum 90% du SMIC, soit 10,82 €/h brut
Pour un contrat de 24h/semaine (104h/mois) :
| Âge | Taux horaire | Brut mensuel | Net estimé |
|---|---|---|---|
| Moins de 17 ans | 9,62 € | 1 000,48 € | ~792 € |
| 17-18 ans | 10,82 € | 1 125,28 € | ~891 € |
Ces minimums peuvent être rehaussés par ta convention collective — n'hésite pas à vérifier.
Ce que permet vraiment ce salaire : budget réaliste 2026
~990 € net par mois pour une personne seule, voici ce que ça donne concrètement :
| Poste de dépense | Montant estimé |
|---|---|
| Loyer (studio hors grandes villes) | ~450 € |
| Courses alimentaires | ~220 € |
| Transport (abonnement urbain) | ~50 € |
| Téléphone + internet | ~30 € |
| Assurance, frais bancaires, hygiène | ~40 € |
| Total | ~790 € |
Il reste environ 200 € de marge — peu pour les imprévus. Et ce revenu reste en dessous du seuil de pauvreté, estimé à 1 216 € nets/mois pour une personne seule (INSEE). Si ce contrat est temporaire ou complémentaire, ça se gère. Sinon, mieux vaut activer les aides disponibles.

Quelques aides pour compléter ton revenu
Avec ~990 € net/mois, tu es éligible à plusieurs dispositifs. En les cumulant, ton budget réel peut s'en trouver sensiblement amélioré.
1. La prime d'activité 🟢 Versée par la CAF, elle cible exactement les actifs à revenus modestes. Son montant forfaitaire de base est de 633,21 € en 2026 — mais ce n'est pas ce que tu touches directement. Le montant final dépend de tes revenus, de ta situation familiale et de la composition de ton foyer. Bonne nouvelle : le gouvernement a annoncé en janvier 2026 une hausse moyenne de 50 € de la prime d'activité au bénéfice de 3 millions de ménages, applicable au 1er avril 2026. Pour connaître ton montant exact, utilise le simulateur de la CAF — c'est gratuit et prend 5 minutes.
2. Les aides au logement (APL) Souvent sous-estimées, elles peuvent alléger ton loyer de plusieurs centaines d'euros. Si tu vis seul, sans patrimoine significatif, et que tu gagnes moins de 1 000 € nets, tu as de bonnes chances d'y avoir droit.
3. Autres dispositifs Aides jeunes actifs, exonérations de transport, mutuelle prise en charge à 100% par certains employeurs, aides départementales… Renseigne-toi auprès de ta CAF ou de ta mairie.
Et si tu es aussi demandeur d'emploi ?
Si tu reprends un emploi à 24h/semaine tout en étant inscrit à France Travail, tu peux cumuler ton salaire avec tes allocations chômage (ARE) — sous conditions. Le principe : le total de ton salaire à temps partiel + ton ARE ne peut pas dépasser le montant de ton ancien salaire de référence. France Travail recalcule chaque mois le montant d'ARE à verser en déduisant 70% de ton nouveau salaire brut. Résultat : tu travailles, tu gagnes plus que si tu restais inactif, et tu continues à recharger tes droits !
L'impact sur ta retraite
Travailler à 24h/semaine au SMIC, est-ce que ça compte pour la retraite ? La réponse est oui — et c'est souvent une surprise pour les salariés à temps partiel.
Les bonnes nouvelles :
- Tu valides tes 4 trimestres de retraite par an, même à temps partiel au SMIC — le seuil de validation d'un trimestre correspond à 150 fois le SMIC horaire, soit ~1 803 € brut de salaire cumulé, ce que tu dépasses largement sur 3 mois à 24h/semaine
- Tes congés payés et droits sociaux s'accumulent au même rythme qu'à temps plein
Le point de vigilance :
- Le montant de ta pension de retraite est calculé sur la base de tes 25 meilleures années de salaire. Plus tu passes d'années à temps partiel, plus la moyenne de tes revenus annuels est basse — et donc plus ta pension sera réduite par rapport à quelqu'un qui a fait carrière à temps plein. Ce n'est pas rédhibitoire si le temps partiel est temporaire, mais c'est un élément à intégrer dans une trajectoire de carrière longue.
Cas pratiques : étudiant, parent solo, cumul d'activité
Un contrat de 24h/semaine, ça ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Trois profils concrets :
👩🎓 L'étudiant(e) Paul, 21 ans, travaille 24h/semaine dans une boutique. Il touche ~990 € nets. Côté aides :
- Prime d'activité (montant variable selon situation, simuler sur CAF.fr)
- APL selon son loyer et sa localisation (jusqu'à 250 € à Paris)
- Mutuelle étudiante complémentaire
💡 Bon à savoir : en tant qu'étudiant de moins de 26 ans, Paul peut légalement signer un contrat inférieur à 24h/semaine s'il le souhaite pour mieux concilier études et travail.
👩👧 Parent solo Léa, 34 ans, élève seule sa fille de 6 ans. Son contrat à 24h/semaine dans la grande distribution lui rapporte ~990 € nets. Grâce à sa situation de parent isolé, elle bénéficie :
- Prime d'activité majorée (montant supérieur à une personne seule sans enfant)
- Allocations familiales
- APL selon son loyer
🧮 Son budget réel disponible dépasse largement les 990 € une fois les aides activées.
👨🔧 Cumul emploi + complément d'activité Yassine, 42 ans, cumule un CDI à 24h/semaine (~990 € nets) et une micro-activité freelance (~400 € nets). Son revenu total (~1 390 € nets) reste inférieur au plafond prime d'activité (~2 139 € pour une personne seule) — il est donc potentiellement encore éligible, contrairement à ce qu'il pourrait croire. Il bénéficie aussi d'un statut auto-entrepreneur avec des cotisations sociales réduites sur sa seconde activité.
